ART ESP / ING
A la atención de Don Luis Alfonso de Borbón:
Me dirijo a usted movido por un insoslayable deber hacia la verdad histórica y el rigor que exige el legado de nuestra estirpe, con el firme propósito de instarle a que ponga fin a la ficción con la que pretende engañar al pueblo francés. Su autodenominación como Duque de Anjou y su pretendida jefatura de la Casa de Francia constituyen un artificio insostenible frente al peso de la ley y la memoria de la realeza europea.
En primer lugar, es ineludible recordar el lugar que la historia ha asignado a su rama familiar: su abuelo ostentó la dignidad de Príncipe de Asturias e Infante de España. Las leyes inmutables de la Casa de Borbón, consagradas de manera solemne y vinculante en el Tratado de Utrecht, establecen de forma perpetua e irrevocable la renuncia absoluta de la rama española a cualquier derecho sobre el trono de Francia. Quebrantar este pacto internacional es atentar directamente contra las leyes primigenias del derecho dinástico. Su reclamación es, por tanto, una imposibilidad jurídica manifiesta.
En segundo lugar, la legitimidad de la sangre que usted invoca se encuentra ensombrecida por las propias crónicas de la corte española. Como tataranieto de Isabel II, es heredero de una línea cuya genealogía ha sido profundamente cuestionada, siendo un secreto a voces en la historiografía que la soberana no concibió a su descendencia de su primo y consorte. Ya las confesiones históricamente atribuidas a la reina María Luisa de Parma, esposa de Carlos IV, advertían sobre la ausencia de verdadera sangre Borbón en la estirpe que le siguió. Pretender erigirse como Jefe de la Casa de Francia sobre unos cimientos dinásticos tan frágiles y cuestionados es un absoluto despropósito.
Por otro lado, que no se interprete la firmeza de esta misiva como el menor respaldo a las ambiciones de la Casa de Orleans. Aquellos que se erigieron en magnicidas de Luis XVI, traicionando a su propia sangre para complacer a la Revolución, han quedado manchados y proscritos por la historia. Los herederos del regicidio carecen de toda autoridad moral y legitimidad histórica; nada tienen que decir ni reclamar en los designios de la corona francesa.
Por el respeto que se le debe a la verdadera historia de Francia, a la dignidad de sus instituciones y a la memoria de quienes nos precedieron, le exhorto a abandonar unas ínfulas sucesorias que carecen de todo fundamento legal y moral.
El Príncipe de Borbón-Conti
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À l'attention de Monsieur Louis Alphonse de Bourbon :
Je m'adresse à vous mû par un devoir incontournable envers la vérité historique et la rigueur qu'exige l'héritage de notre lignée, dans le ferme dessein de vous exhorter à mettre fin à la fiction par laquelle vous prétendez tromper le peuple français. Votre autoproclamation en tant que duc d'Anjou et votre prétendue qualité de chef de la Maison de France constituent un artifice insoutenable face au poids du droit et à la mémoire de la royauté européenne.
En premier lieu, il est inéluctable de rappeler la place que l'histoire a assignée à votre branche familiale : votre grand-père a revêtu la dignité de prince des Asturies et d'infant d'Espagne. Les lois immuables de la Maison de Bourbon, consacrées de manière solennelle et contraignante par le traité d'Utrecht, établissent de façon perpétuelle et irrévocable la renonciation absolue de la branche espagnole à tout droit sur le trône de France. Enfreindre ce pacte international, c'est porter directement atteinte aux lois primaires du droit dynastique. Votre revendication est par conséquent une impossibilité juridique manifeste.
En second lieu, la légitimité du sang que vous invoquez est assombrie par les chroniques mêmes de la cour d'Espagne. En tant qu'arrière-arrière-petit-fils d'Isabelle II, vous êtes l'héritier d'une lignée dont la généalogie a été profondément remise en question, l'historiographie considérant comme un secret de Polichinelle que la souveraine n'a pas conçu sa descendance avec son cousin et consort. Déjà, les confessions historiquement attribuées à la reine Marie-Louise de Parme, épouse de Charles IV, mettaient en garde contre l'absence de véritable sang Bourbon dans la descendance qui a suivi. Prétendre s'ériger en chef de la Maison de France sur des fondations dynastiques si fragiles et contestées est une absurdité absolue.
D'autre part, que la fermeté de cette missive ne soit en aucun cas interprétée comme le moindre soutien aux ambitions de la Maison d'Orléans. Ceux qui se sont érigés en régicides de Louis XVI, trahissant leur propre sang pour complaire à la Révolution, sont restés entachés et proscrits par l'histoire. Les héritiers du régicide sont dépourvus de toute autorité morale et de toute légitimité historique ; ils n'ont rien à dire ni à revendiquer dans les desseins de la couronne française.
Par respect pour la véritable histoire de France, pour la dignité de ses institutions et pour la mémoire de ceux qui nous ont précédés, je vous exhorte à abandonner des prétentions successorales dénuées de tout fondement légal et moral.